La Saintryenne 2018

Groupe 1 - Groupe 2 -
dimanche 1er juillet 2018
par  Laurent Fautras, Gilles
popularité : 12%

Compte tenu du temps, j’avais opté d’aller dire bonjour à nos amis de Saintry pour réaliser le parcours de 85km sur place avec un départ et retour de Savigny à vélo…

Gilles ayant déclaré forfait, je trouvais en la personne de Thierry un compagnon de route idéal quoique plus affuté que moi… Je rentrais d’une cure de thalassothérapie de 4 jours avec des expériences culinaires inoubliables. La reprise après une quinzaine de jours d’abstinence est toujours un peu dure d’autant que sur place nous retrouvons Bertrand dit Bébert Runner qui a l’intention de faire le grand parcours…
Mais après réflexion et discussion avec nous, il se décide de rester sur le 85km, à mon grand désarroi car je sens que cela va rouler même si Bébert est attentif à ne pas trop en mettre. Relevant d’une fracture de la clavicule, je me disais qu’il n’allait pas envoyer !!! Mais si…

Les 30 premiers kilomètres se font rapidement et je reste sagement dans les roues pour ne pas me mettre en dehors de ma zone de confort. Avant le premier passage sur le point de ravitaillement, première alerte avec la côte des Planches que j’aborde généralement bien mais mes deux compères embrayent avec deux autres cyclos et me déposent proprement !!!
Je risque de faire une belle gamelle en heurtant un cycliste du Club de Sénart dans cette montée alors qu’il se trouve en galère quasiment à l’arrêt !!! Heureusement il a un bon postérieur qui amorti le choc et cela me laisse une fraction de seconde pour me dégager et éviter la chute !!! Ouf….
Je rejoins le ravitaillement en mode économie et y arrive alors que Thierry se doutant de quelque chose repartait me chercher… La boucle du 85km pour revenir au ravitaillement de Soisy sur Ecole nous invite à monter la côte de Videlles par une route que je ne connaissais pas trop. Dès les premiers mètres, je me fais distancer par Bébert et Thierry et cela sera le cas dans toutes les autres bosses du parcours avec celle de La Ferté Alais. A l’intersection de la route qui vient du Four à chaux, nous faisons une halte ou plutôt mes compagnons m’attendent !!!
Malheureusement dès la reprise, un groupe de fous furieux nous doublent et Thierry embraye suivi de Bébert… J’explose littéralement !!! La chaleur, le manque de vélo, l’alimentation me laissent quasiment KO. Arrivés au ravitaillement en mode cuit, je préviens mes compagnons que le vingt derniers kilomètres risquent d’être compliqués d’autant que derrière il y a le retour sur Savigny…
Bébert me propose gentiment de me prendre en voiture pour m’éviter une galère ce que j’accepte bien volontiers !!! Le fait de s’engager sur le 85km avec l’aller et retour au départ de Savigny était certainement un peu ambitieuse surtout à la vitesse où nous avons abordé les 50 premiers kilomètres. Mais que voulez-vous !!! On ne se refait pas… La gourmandise est un péché et je ne m’économise pas lorsque je roule.
Au bilan, une belle sortie qui me remet sur selle pour envisager sereinement la sortie sur Pithiviers mardi prochain en espérant qu’il y aura des candidats !!!

Laurent


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Commentaires

Logo de Thibaut C.
mercredi 4 juillet 2018 à 18h12 - par  Thibaut C.

Pour ma part, je suis parti aux aurores pour bénéficier au maximum de la fraîcheur avant la chaleur qui s’annonçait. Et puis j’avais cru comprendre que le Gr.1 plébisciterait le boparcours.
J’étais sorti la veille (85km) vers 9h30 et j’ai senti que ça chauffait déjà pas mal sur les coups de 11h.
Pour cette Saintryenne, j’envisageais le 110 + laisons A/R = 145km. Fallait donc partir très très tôt si je voulais revenir avant de griller au soleil.
Je pars de chez moi vers 6h30 (il fait déjà très doux !) et arrive au gymnase de Saintry à 7h. Lors des formalités, je demande s’il y a déjà des cyclos devant. Ils me répondent qu’il y a le club de Courcouronne qui est parti à 7h pétante. Je décolle de Saintry vers 7h15 et entame ma longue chevauchée. Je rattrape la dizaine de cyclos 20km plus loin, à Soisy/École, juste avant le premier ravito. L’allure est pas extraordinaire… je décide de continuer tout seul et d’ouvrir la route, car plus personne devant.
Je m’engage sur la première boucle (parcours du 85km), il fait encore frais. J’avale les bosses en gérant l’effort pour pas taper dans les réserves tout de suite. La ligne droite entre la Ferté Alais et Soisy/École, vent de face, est pas des plus réjouissantes à faire en solo. Pareil, j’économise mes forces en restant dans ma zone de puissance adaptée.
J’arrive au ravito, déjà pas mal peuplé de cyclos. Je fais le plein d’eau, car déjà bu presque 2L !
Je repars sans trop m’attarder. Peu avant d’enquiller sur la boucle du 110, je vois des cyclos devant moi s’y engager. Arrivé à leur hauteur, je leur signifie leur erreur de parcours en leur disant qu’il faut d’abord faire la première boucle. Ils comprennent mais continuent leur chemin quitte à inverser l’ordre des boucles proposées.
Un peu plus loin je double un groupe de cyclo qui roulent au train. Une fois devant, je sens qu’ils prennent ma roue, je décide de les titiller un peu et augmente la cadence pour voir si ça suit. Au bout d’un km, je creuse le trou. Une erreur de parcours plus tard (un ptit détour dans une ruelle), et les revoilà derrière moi et un peu plus « motivés ». Pareil, je file le train, et je les sens entrain de sucer ma roue. Je roule à un peu plus de 40 et ils sont toujours là. Le ptit manège dure 10km et ils sont toujours dans la roue sans jamais venir à hauteur. Là on arrive sur la bosse entre Milly et le Pressoir, j’ai déjà 90km dans les pattes et eux beaucoup moins car une boucle en moins. Il me reste du jus et décide de l’enquiller sur un rythme un peu soutenu tout en restant dans mes limites pour gérer les 50 derniers km. Ils restent toujours accrochés, mais ne sont plus que 2. Arrivé en haut, je calme quelques secondes et repart sur mon rythme habituel. Les 2 cyclos restent encore accrochés, mais un peu plus « entamés ». Puis vient la descente vers Boutigny où je mets le 52x12 et envoie à fond dans la descente. À 70km/h, plus personne…
Peu après, je tombe sur un l’agriculteur du coin qui sort son troupeau de vaches. On se faufile comme on peut sans « trop les brusquer » m’a-t-il (l’argriculteur) conseillé ! Ça serait bête de finir encornés ! Une fois passé le troupeau, je continue ma route sur mon rythme.
En repartant du dernier ravito, je fais route commune avec un certain « Jean-Marc » de Yerres, jeune retraité mais qui envoyait pas mal (avec un beau Cervelo S3) ! Nous sommes rentrés sur Saintry sur un très bon rythme. Arrivé sur place je taille un peu la bavette avec lui (30mn) avant de repartir sur Draveil (encore 17km quand même !)
Alors que tout se passait bien, là d’un coup, à 8km de la maison, je sens la fringale arriver (normal puisque rien avalé depuis une heure). Je prends ma dernière barre, mais c’est déjà trop tard… Plus de jus dans les jambes ni dans les gourdes (vous noterez le zeugma ;-) ) À sec complet ! C’est le cagnard et pas un coin d’ombre sur la route. Heureusement pour moi, que du plat que je parcours en m’économisant au max. Je rentre un peu étourdi, mais ça m’apprendra la prochaine fois ! ;-)

Thibaut C.